Beaux-Arts Magazine, par Stéphanie Pioda, Mai 2018.
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Catalogue du l’exposition Résonances, vendu
à la librairie du musée national Jean-Jacques
Henner, avec les textes de Marie-Cécile
Forest, directrice du musée, Jean-Marc
Bustamante, directeur des Beaux-Arts de
Paris, et Claire Bessède, conservatrice du musée.

Paris, le 15 mai 2018, durée 16'23 © FranceFineArt

Interview
par Anne-Frédérique Fer, rédatrice en chef de FranceFineArt,
à propos de l’exposition Résonances.
Article – FranceFineArt, Agenda culturel

Paris, le 5 juin 2018, durée 25'51 © Aligre FM

Interview
par Paul Vannini, président de Radio Aligre FM – Paris 93.1,
à propos de l’exposition Résonances.
Beaux-Arts Magazine, par Stéphanie Pioda, Mai 2018.
En Bref par Stephanie Pioda dans Beaux-Arts Magazine, mai 2018.
20 Minutes, Mai 2018.
L’Agenda de 20 minutes, mai 2018.
Mixte Magazine, 2016.
Livret de médiation Novembre à Vitry, 2014.
Texte du catalogue des diplômés, ENSBA Paris, 2014, à propos de l’exposition Les Groupes.

Un air un peu buté, un posture de défi, un art consommé de la pose : les portraits de groupe que peint Eugénie Alméras sont d’une frontalité frondeuse. Les visages qui toisent le regardeur font bloc, unis par des affinités moins électives que subies, celles d’un âge, l’adolescence, dont l’artiste fait son sujet de prédilection. « Je privilégie la période allant de l’enfance à l’entrée dans l’âge adulte, époque de fragilité et d’expériences où les transformations corporelles et la sensibilité à l’image de soi sont exacerbées », explique-t-elle. L’adolescence, qui lui permet d’étudier comment se constituent et s’incarnent les mécanismes d’identification au groupe social, l’apprentissage des codes et les règles de la vie en communauté. Ainsi de cette bande de filles qui adoptent une attitude séductrice ou des jeunes mecs à l’air assurés, représentés sur fond de barres d’immeubles. Ou encore les corps unis par une activité commune, la piscine, où l’homogénéité de la tenue met en exergue les variations individuelles : une « communauté des solitudes » à l’âge de l’apprentissage de l’insoumission. Entre le rituel de la photo de classe et l’héritage du tableau vivant, cette frontalité est renforcée par l’accrochage de son diplôme, où elle ne présente que des toiles du même format horizontal représentant des scènes de groupe. Le genre de la photo de classe, justement, qui, plus profondément témoigne aussi de la fusion des langages de la peinture et de la photographie, présente ici comme la rémanence de cet œil sous le regard duquel, dirait Roland Barthes dans La Chambre claire, « le sujet se sent devenir objet ».

Ingrid Luquet-Gad

Critique d'Art, i-D Magazine, Les Inrockuptibles, artpress